• Bonnie Jean-Louis

Penser ou ne pas penser, voilà la question!

Mis à jour : 16 août 2019


Quelle est cette pensée magique, imposée depuis la nuit des temps, que la femme devenue maman, doit penser à toutes, faire toutes, et avoir toujours le sourire, en faisant toutes?


Merci Yves Lavoie - En Cavale Photographie

J'ai toujours admiré celles qui semblent venir à bout, de faire toutes. Surtout celles qui viennent à bout de s'entraîner et se remettre en forme quelques semaines, après avoir donner naissance... Moi, pas capable...


Je suis de celles qui vivent dans leur tête. Pis laisser-moi vous dire, qu' une fois la marmaille assez vielle pour découvrir l'art de s'exprimer...


Pour certains, c'est dès la sortie. Mon premier hyper sensible n'as pas arrêté de crier, oups, je voulais dire, pleurer, pour la première année. Même chose pour ma nièce... Ainsi, les premiers enfants dans ma famille immédiate mon fait oublier cette possibilité, qu'était de penser...


Es-tu capable toi d'émettre des idées, parfois subtiles, parfois objectives, ou encore subjective, en même temps qu'un p'tit à tes côtés s'époumone?


Pour ma part, pas capable...


Mon conjoint me demandait qu'est-ce qui n'allait pas, lorsqu'il revenait de travailler, et me retrouvait à me plaindre, que j'avais juste hâte de jaser avec un adulte...


On finissait toujours par des arguments, lui disant qu'il serait bien à la maison toute la journée à rien faire avec le petit... Moi, toujours pas capable de simplement me faire une idée concrète de comment je me sentais, et pourquoi je me sentait ainsi...


Mon conjoint veux des discussions de solutions. Moi, je veux la sainte paix quelques minutes pour venir à bout de penser...


Finalement, la chicane est pris, parce qu'en plus de ne pas être capable de penser et de trouver des solutions, le ménage n'est pas fait, ni le souper... Il n'y a rien à comprendre qu'il dit...


Moi je comprends que finalement, une discussion avec un adulte n'est peut-être pas la solution, ni le désir que je voulais vraiment...


Ça finissait toujours par mon conjoint qui me disait que je devrais trouver des groupes de mamans pour jaser... As-tu déjà essayer ça?


Entre les cris de tes petits, le cris des autres p'tits, le cris des mamans après leur p'tits et toi qui cri dans ta tête, parce que t'as le besoin de t'entendre dans tout le brouhahas, la plupart des mamans soient passe leurs temps à essayer de gérer leurs p'tits, donc viennent pas à bout de tenir une conversation de plus de trois phrases, ou encore, oublie elles aussi, car elles ne viennent pas à bout de penser...


Il y a plus de 10 ans, il n'y avait pas de groupe pour les nouvelles mamans dans mon coin. Donc j'avait essayé la Maison de la famille. Les services étaient bien, mais, je me sentais continuellement juger pour mes choix et mes actions...


De nos jours, la tendance va que les mamans qui optent pour nourrir leur enfant avec la formule se sente juger? Avec mon garçon, j'étais pas mal toute seule à allaiter, et bien oui, j'entendais que des critiques... J'avais des couches lavables aussi, pis je faisait le co-dodo... OMG, j'étais une maman négligente...


Aujourd'hui, mon conjoint et moi avons décidé, au diable les couches lavables! Dans la première année de vie d'un enfant, on a réalisé avec 10 ans de mûre réflexions entre les naissances, qu'on a beaucoup d'autres chats à fouetter, et qu' on préfère mettre notre énergie ailleurs, que de laver à la main, la 'merde' de notre progéniture...


Puis pour ce qui est de la parentalité positive que j'ai tant tenue mordicus avec mon premier... Offrir le choix, ne pas imposer d'autorité, etc... Ben, j'ai eu le temps de voir les impacts à long terme...


En plus, ça s'adonnaient bien dans le temps, mon fils hyper sensible, m'écoutaient tant bien que mal et s'adaptait plus ou moins au divers environnement... Après ces pleurs presque continuelles de la première année, il était quelques peu docile...


Maintenant avec ma fille, toute une autre paire de manches... Elle n'attends pas ces 15 mois pour marcher, elle court et grimpe à 8 mois, et elle n'attend pas pour ces 4 ans pour parler, elle fait ça très clairement dès ses 16 mois.


Moi qui pensais qu'elle était tranquille celle-là. Enfin, une qui me permettait d'envisager un retour aux études, tant qu'à être à la maison.


À vrai dire, je suis venue à bout de penser à ça, dans sa première année de vie... Elle m'a donné assez de temps pour penser, que j'ai même venu à bout de réaliser qu'avoir un nouveau bébé, était le seul temps en 10 ans, que je venais à bout d'avoir le silence que j'avais tant rêvé avec mon premier, et que je n'avais toujours pas venue à bout de trouver jusqu'à là...


Mais bon, une fois choisis ma nouvelle ambition, une fois compris ce que j'était peut-être vouée à faire sur cette terre, et dans cette vie... Une fois inscrite au cours intensifs, d'auto-études, et les frais payés, elle décide que c'est son temps d'ajouter sa voix à la chorale de notre maisonnée, et de grimper partout et tous le temps, au points de s'accumuler des 6-8 poques dans le front par semaine (une chance que les poques en arrière de la tête ne paraissent pas, car je ne viendrai pas à bout de les comptés)...


Alors, v'la ma chance, que j'ai pu entrevoir pour quelques instants, en tant que maman, de penser... Au diable la chance de m'exerciser ... Si je ne viens même pas à bout de penser, comment puis-je arriver à bout, de faire quoique ce soit d'autres???


Vous, que faites-vous pour venir à bout de penser?


Est-ce que vous venez à bous de tout faire??? Avez-vous des trucs à partager???


En plus de tous ces défis, après avoir choisi en famille il y a 6 mois que je resterai à la maison à nouveau avec ma fille, car la garderie en Ontario me coûterait pratiquement mon salaire pour faire élever mon enfant par quelqu'un d'autres que son parent, mon conjoint me demande de me trouver une job, car on arrive pas...


Je comprends que c'est un sacrifice financier d'élever des enfants, mais lui, comprends-il combien c'est un sacrifice mentale de faire le choix de rester à la maison? Et que si je devrais retourner travailler, en plus de tout faire, mais de ne jamais arriver à bout de penser, que je n'arriverai probablement pas à satisfaire un employeur, surtout que je n'arrive pas à satisfaire le boss de notre maison...


Je comprends que pour certaines c'est un bon break, de sortir enfin de la maison pour allez travailler... Mais si je ne viens même pas à bout de faire de l'exercice, ou du ménage et le souper en ce moment, qui le fera???



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